Les intérieurs et l’exposition
L’exposition sur Robert Combas s’intitule “PAS DROIT ! Meubles de circonstance, complètement déjantés”. Je ne connaissais pas du tout cet artiste, je ne peux pas dire que son style me plaise, mais j’étais accompagnée de ma mère qui aimait bien.
Robert Combas est né à Lyon en 1957 et est peintre de formation. Il a fait l’école des Beaux-Arts de Montpellier et est le chef de file de la Figuration Libre, un mouvement qui a pour règles de “faire ce qu’on veut le plus possible, le plus personnellement, le plus librement”. Il est classé dans l’art contemporain et s’est imposé sur la scène internationale dès le début des années 80. Au début des années 2000 il s’oriente vers la création de mobiliers d’artiste, il les dessine et les peint, la fabrication est réalisée par les soins de Jean-Claude Maillard. Robert Combas réalise également des créations visuelles, sonores et performatives.
Juste après l’entrée, dans un couloir, une fresque murale nous attend, elle est grande, il a du en falloir du temps pour la réaliser. Ces formes un peu naïves ou simplistes sont sa patte. J’aime bien le contraste avec la décoration du château, ça n’a rien à voir, c’est même anachronique. On trouve quelques pièces de mobilier, il y a plein de couleurs. On retrouve également des tableaux, la peinture étant ses premières amours, le cadre de l’œuvre est aussi décoré avec soin.
On peut même marcher sur Combas, en effet, quelques tapis ici et là égayent des salles remplies de mobiliers et de sculptures. Certaines pièces sont pleines à craquer d’œuvres. Entre la décoration d’origine du château et les œuvres de Combas, il y a de quoi saturer un peu l’œil par moment. Combas a eu une période un peu tribale, on retrouve de guerriers disséminés un peu partout. Des bureaux, des tableaux, des choses non identifiées, mais ça permet de se poser des questions et de discuter avec les autres visiteurs, chacun y va de sa petite hypothèse.
Dans une autre salle, on retrouve 14 tableaux de 2 mètres de haut par 80 cm de large qui représentent des femmes, toutes très différentes. Plus loin, des sortes de totems colorés, avec des yeux partout. Une grande table de salle à manger ainsi que des chaises ont été réalisées. La table en elle-même est plutôt sobre, les chaises quant à elles ont de toute évidence sa patte.
Au rayon des objets d’art, on retrouve des guitares, je n’ai pas réussi à savoir si elles étaient fonctionnelles ou simplement décoratives mais aussi des lampes-bustes qui sont toutes différentes. Si lors de votre visite, il y a une exposition, surtout colorée comme celle-ci, prenez tout de même bien le temps de regarder les pièces du château, on peut parfois se laisser happer par des œuvres modernes plus voyantes que des moulures, des meubles anciens ou bien encore des sols et des plafonds décorés avec soin.