Temps de lecture estimé : 4 minutes 0 0 votes Évaluation de l'article Anne LANDOIS-FAVRETAuteur de ce blog et photographe, je vous emmène à la découverte de destinations plus ou moins lointaines, en France et en Europe. Je vous partage mes coups de cœur et mes balades. J’apprécie les street arts et l’architecture. N’hésites pas à me solliciter si vous avez des […]" />
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Paris – Retour au Palais de Tokyo

On continue la visite des musées gratuits de Paris. Cette fois-ci au programme, le Palais de Tokyo, qui est un musée dédié aux arts contemporains et modernes. J’y étais déjà allée en 2016 et je m’étais dit que comme c’est gratuit, autant bien prendre le temps et le faire en plusieurs visites. Me revoilà donc dans ses allées, à dénicher des choses qui m’attirent l’œil, car oui, ce genre d’art n’est pas ce que je préfère il faut bien le dire. Comme d’habitude, je m’y suis rendue sur un jour de semaine où j’étais en congé, ce qui permet de ne pas avoir trop de monde !

 

La petite histoire

Le Palais de Tokyo, appelé originellement « Palais des musées d’art moderne », est situé dans le 16ème arrondissement de Paris. Le Palais est composé de 2 ailes, celle ouest est le Palais de Tokyo et celle à l’est abrite le musée d’art moderne de la ville de Paris. Le bâtiment de style art déco a été construit en 1937 à l’occasion de l’exposition internationale de la même année (avec 2 autres bâtiments dans Paris), il remplace le musée du Luxembourg :

Dans le hall du Palais de Tokyo, on retrouve un grand néon (de Lucio Fontana) qui attire tout de suite l’œil, mais également sur le mur du fond une œuvre de Sheila Hicks, qui n’était pas encore là lors de ma précédente visite. C’est une artiste américaine, née en 1934 dans le Nebraska, vivant à Paris depuis 1964. Son œuvre, faite de fils est inspirée en grande partie des tissages des civilisations précolombiennes :

Une salle au sous-sol abrite de très grandes œuvres, comme ce « mur de peintures » réalisé par Daniel Buren, un peinture, sculpteur et plasticien français né en 1938 qui a notamment réalisé les fameuses colonnes qui se situent à Port-Royal :

Dans une petite pièce, on retrouve cet objet qui mise tout sur les ombres projetées sur les parois qui semble être de Brion Gysin (les formes sont les mêmes que sur les tableaux plus bas). L’objet est en mouvement et crée des ombres parfois un peu inquiétantes :

Ombre à interprétations

A l’extérieur de cette petite pièce, on retrouve donc 3 tableaux très colorés avec cette fameuse forme, ils sont intitulés « Dreamachine » et ont été réalisés en 1979 par Brion Gysin un artiste performer, écrivain, poète et peinture britano-canadien né en 1916 au Royaume-Uni :

A gauche, un collage de 80 photos de Jan Dibbets, un artiste néerlandais né en 1941. L’œuvre représente différentes vues depuis sa maison à Amsterdam en 1970. Il a également réalisé les vitraux de la cathédrale de Blois. A droite, une œuvre de Raymond Hains, un artiste plasticien français. Il prélève des objets dans l’espace public et en fait des sculptures. Ici des skis de la marque Rossignol, un petit clin d’œil aux oiseaux, il aimait apparemment bien les jeux de mots :

Ces coulées rouges dans une boîte en plexiglas sont l’œuvre de Arman (Armand Fernandez) un artiste franco-américain. Il est connu pour ses « accumulations », il a beaucoup employé d’objets manufacturés. Ici, c’est de la laque rouge dans des flaçons Pactra, une marque de laques et de peintures :

Jacques Villeglé, né en 1926 est un plasticien et peintre français. Il a réalisé cette œuvre intitulée « moto, avenue Ledru-Rollin » qui est faite d’affiches décollées par des anonymes et récupérées par ses soins :

Lacérations

Dans une salle, un projecteur était installé, la pellicule tournait dans la machine, je n’ai pas tout saisi car j’imagine que c’est une œuvre ou cela en fait partie, je n’ai pas trouvé les inscriptions explicatives. En tout cas, j’ai bien aimé le rendu photographiquement parlant. A droite, une vue depuis l’intérieur du musée qui montrer un temps pluvieux :

A gauche, un « masque pour une fontaine » fait par Henri Navarre, un artiste français né en 1885, réalisé en verre moulé et modelé. A droite, un tableau peint par František Kupka, né en 1871 en Autriche-Hongrie, peintre faisant parti du mouvement de l’abstraction (même s’il s’en défendait) tout comme Kandinsky et Mondrian :

Ici, 2 œuvres de Marcel Gromaire, né en 1892 en France. Il a réalisé des tableaux mais également des illustrations ou bien encore des tapisseries. A gauche, « la Guerre », représente l’enfer des tranchées (l’auteur a fait la guerre) et à droite une toile intitulée « le Faucheur » :

Je vous laisse avec une vue d’une des salles du musée, avec cette statue de dos et son ombre qui s’étend ainsi qu’une vue sur une sculpture à l’extérieur que l’on voit depuis une grande salle du musée :

Carnet pratique

Palais de Tokyo | 13 Avenue du Président Wilson – 75116 Paris | Métro Alma-Marceau ou Iéna | Ouvert tous les jours sauf le mardi, de midi à minuit | Gratuit pour les collections permanentes | Site

Je n’aime pas tout dans ce musée, il y a d’ailleurs une partie que j’avais vu lors de ma première visite que je trouvais vraiment trop simple ou abstraite. Je préfère les œuvres qui sont un minimum colorées et/ou géométriques. J’ai beaucoup aimé les tableaux de Marcel Gromaire, à la fois classiques dans les thèmes abordés et le style de peinture mais très modernes avec ces formes un peu carrées. J’ai forcément été séduite par Kupka avec ces lignes et ces couleurs. Qu’aimez-vous dans l’art moderne et contemporain ? Connaissez-vous ce musée ? Pensez-vous que vous pourriez y faire un tour prochainement ? 🙂

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