Lugdunum
Il y a plusieurs moyens pour accéder à la colline de Fourvière, dans le secteur du musée et des théâtres romains. Vous pourrez tout simplement marcher, il y a plusieurs chemins et routes ou bien vous pourrez emprunter le funiculaire F1 et descendre à la station Minimes – Théâtres romains.
Avant d’attaquer la visite de Lugdunum, je vais vous parler un peu des 2 théâtres romains. Dès que l’on arrive vers le musée, on ne voit qu’eux. Ces 2 édifices côte à côte, formaient un ensemble unique dans le monde romain mais ils sont transformés en carrières à la fin de l’Antiquité. Au cours de la première moitié du 20ème siècle, ils ont été remis à jour et partiellement reconstruits.
Le plus grand, appelé le grand théâtre, est le plus ancien théâtre de la Gaule romaine et c’est aussi l’un des plus grands (108 m de diamètre) avec ceux de Vienne (38) et d’Autun (71). A l’origine, il avait une capacité de 5 000 places mais suite aux reconstructions, elle a été portée à 10 000. Il accueillait des pièces de théâtre, le plus souvent des comédies accompagnées de danses. L’odéon, à côté, est donc plus petit. Il était réservé aux représentations musicales et aux déclamations. Au pied des gradins, un pavement rassemble plusieurs types de marbres colorés, dans les plus beaux du monde romain. Chaque été, les théâtres accueillent les spectacles du festival “les Nuits de Fourvière”. Un peu plus bas, vous pouvez également visiter des ruines d’anciens thermes romains.
Le passé de la ville, lors de cette période, est très riche, c’est le musée Lugdunum (qui veut dire Lyon en romain) qui s’occupe de tous ces sites. Il a été inauguré en 1975 mais l’idée est née dans les années 30. L’architecte, Bernard Zehrfuss, a souhaité que le bâtiment du musée soit enterré pour respecter l’environnement qui l’entoure. Vous ne verrez donc quasiment que les 2 grandes baies, les “canons à lumière”, pointer le bout de leur nez depuis l’extérieur. Le musée possède une des plus riches collections archéologiques de France. Le tout est réparti sur près de 4 000 m² et tous les chapitres de la vie publique et privée d’une capitale de l’Empire sont abordés : urbanisme, administration, armée, monnaie ou bien encore les religions.
Parmi les pièces remarquables, il y a la Table Claudienne. C’est une plaque faite en bronze qui porte l’inscription d’un discours prononcé par l’empereur Claude (né à Lyon) en 48 à Rome, en faveur des Gaulois. On peut également croiser la mosaïque de Bacchus, le sarcophage du triomphe de Bacchus fait en marbre blanc qui représente une scène de triomphe, le défilé organisé à Rome pour honorer un chef d’armée vainqueur, la fontaine dédiée à l’empereur Claude, une borne-fontaine qui était sur les bords de la Saône, l’eau sort par un masque de Cyclope mais encore un char gaulois d’apparat en bronze, le calendrier de Coligny, un calendrier gaulois fait de bronze.
On peut également marcher sur une immense mosaïque de 86 m², la mosaïque aux svastikas : c’est un symbole indo-européen, très répandu dans le monde gréco-romain représentant une roue qui tourne, symbolisant, ainsi, la vie éternelle (elle a été détournée par les nazis). Bref, vous allez voir des objets très variés mais tous de grande valeur. Le musée les a très bien mis en avant, bien que la structure en béton des lieux ne soit pas des plus jolies, les collections à l’intérieur l’éclipseront totalement.
Tout au long du parcours, vous pourrez marquer une pause, vous asseoir et profiter des œuvres. Vous retrouverez également des expositions ludiques, à destination des enfants ainsi qu’un espace où ils pourront s’habiller comme les romains ou bien découvrir les jeux antiques.
ℹ️ Informations pratiques