Camaret-sur-Mer
Je me suis ensuite rendue dans la ville de Camaret-sur-Mer, un peu plus au nord, qui a une signification particulière pour moi. En primaire, j’y ai fait une classe de mer, de très bons souvenirs mais aussi une botte en caoutchouc perdue à jamais ! J’étais dans un centre nautique à l’extérieur de la ville et quand je suis arrivée dans le centre-ville, je n’ai rien reconnu, à part peut-être un vague souvenir de la tour Vauban.
Cette tour est emblématique de la ville, construite entre 1693 et 1696 sur des plans directeurs de Vauban, sa fonction est donc avant tout défensive. C’est une tour polygonale qui se visite, elle est haute de 18 mètres. Une de ces caractéristiques est l’enduit qui la recouvre, fait de briques pilées. La tour se situe tout au bout du Sillon, cette bande de terre qui fait face au centre-ville.
Juste à côté de la tour, on trouve la chapelle Notre-Dame de Rocamadour, classée au titre des Monuments Historiques depuis 1935. Si vous vous demandez pourquoi elle porte le nom d’une ville du Lot (46), sachez que cela n’a rien à voir, cela vient du rocher sur lequel elle se trouve et du nom qu’il porte en breton (Roc’h = rocher, am a= au milieu, et Dour = eau, soit le « rocher au milieu des eaux »). Chose marrante, Camaret est jumelée à la ville de Rocamadour (46). En revenant de la tour, je croise plusieurs vieux bateaux couchés sur le sable, avec des peintures passées mais qui donnent beaucoup de charme aux coques.
Au nord de la ville, vous croiserez la plage du Corréjou et en revenant sur le centre-ville, prenez l’avenue du Général Leclerc, marchez un petit kilomètre vers l’ouest pour aller découvrir les alignements de Lagatjar. On y retrouve 65 menhirs, mais il semblerait qu’il y en ait eu près de 600. Le site est classé depuis 1883 et il ferait référence, de par son orientation, à la constellation des Pléiades.
Au loin, on peut apercevoir le manoir de Coecilian, en ruine aujourd’hui. A l’origine, c’était une maison de pêcheurs, rachetée en 1903 par un poète français. En 1940, le manoir est investi par les allemands puis pillé et incendié. En août 1944, il se fait bombarder par les alliés. Pour compléter la balade dans le secteur, partez vers le sud pour voir la sublime pointe de Pen-Hir (que je n’ai pas faite cette fois-ci mais en classe de mer). De là, vous aurez une très belle vue sur la mer d’Iroise et les Tas de Pois, un alignement remarquable de plusieurs rochers à côté de la falaise.
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