La « ville libre » de Christiania
Après avoir flâné dans le quartier un peu au hasard, je me dirige vers Christiania. Cette communauté a fonctionné en autogestion de 1971 à 2013. Christiania se trouve sur l’ancien territoire de la caserne de Bådsmandsstræde, qui abritait le régiment d’artillerie royale, l’école de l’intendance militaire et l’arsenal.
Le projet a été lancé en 1971 par un journaliste après la destruction des clôtures de la caserne par des militants. On y retrouvait des squatteurs, des chômeurs et des hippies qui avaient pour but, comme il est décrit dans la charte “de créer une société autogérée dans laquelle chaque individu se sent responsable du bien-être de la communauté entière. Notre société doit être économiquement autonome et nous ne devons jamais dévier de notre conviction que la misère physique et psychologique peut être évitée”. Christiania possédait sa propre monnaie.
De nos jours, il y a énormément de touristes, ce quartier est une petite curiosité. Même si la ville a repris en mains certains aspects administratifs et que la taille du territoire a fortement été réduite, on y retrouve encore les caractéristiques d’une petite communauté. Les voitures et les armes y sont interdites ainsi que les drogues dures mais la vente de cannabis se fait librement.
On retrouve beaucoup d’artistes, plusieurs petites boutiques de sculpteurs ou bien encore de peintres qui jalonnent le parcours, la philosophie du street art y trouve toute sa place également. Théoriquement, les photos sont interdites vers les alentours de la rue principale, Pusher street. Tout en respectant les habitants, j’ai fait le choix de partager quelques photos car cette communauté vaut que l’on s’y attarde.
Quand on s’enfonce dans les petites rues, on découvre plein de maisons très mignonnes avec barbecues et vélos d’enfants. Ce secteur est beaucoup plus calme, loin du flot de touristes. A Christiania, on compte actuellement environ 800 habitants répartis sur un peu moins d’1 km².
Christiania reste tout de même en conflit avec les autorités pour son existence. Détruire le quartier serait contre productif, il faudrait reloger les habitants et leur fournir des aides sociales plus élevées qu’elles ne sont actuellement. J’ai beaucoup aimé l’esprit de ce quartier, même s’il est très touristique, il est sûrement encore plus agréable en basse saison.
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