Le musée Carnavalet
Le musée Carnavalet est donc consacré à l’histoire de la ville de Paris. Il couvre la période des origines de la ville à nos jours. Le musée est constitué de l’hôtel Carnavalet et l’hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau. Il a ouvert au public en 1880 et c’est le baron Haussmann qui en est à l’origine.
Le musée se situe dans le quartier du Marais, un secteur très vivant et riche en beaux bâtiments culturels et historiques. On accède au musée par la rue de Sévigné et comme dans beaucoup de musées gratuits, les collections temporaires sont payantes. On peut tout à fait faire un don au moment de prendre son billet si cela nous chante.
Dans la cour intérieure on retrouve de très jolis jardins à la française. Je rentre dans le bâtiment pour démarrer la visite, la galerie des enseignes m’accueille, il y a 2 salles qui traitent de ce sujet. Dans la première, on peut voir des enseignes de commerçants, des vitraux ou bien encore des maquettes de la ville à différentes époques. Avant de pénétrer dans la seconde salle dédiée aux enseignes, je croise ce grand escalier qui mène à l’étage.
Dans la deuxième salle, on croise le chemin d’objets plus variés, des tableaux ou bien des statues. Un tableau représentant une personne manifestement saoule, qui n’est pas franchement l’œuvre de l’année, m’a bien fait rire. Dans un coin de la pièce, un arbre qui se trouvait par le passé dans une rue de la capitale. On remarque d’ailleurs quelques morceaux de mur derrière les feuilles. La salle accueille également une autre maquette de la ville.
Sur tout un pan de mur, une façade de magasin, on peut y lire “Lescot apothicaire”. Toujours dans le même secteur, on retrouve des reconstitutions d’intérieurs d’époque avec du mobilier et des tableaux principalement. En continuant la visite, une grande salle avec des tableaux des 19ème et 20ème siècles nous attend. J’ai trouvé un tableau de Marcel Gromaire, un peintre déjà croisé au Musée d’Art Moderne, qui a été réalisé en 1928 et qui s’intitule “la place Blanche”, on reconnait assez facilement le Moulin Rouge en arrière-plan. Cet artiste a été beaucoup influencé par le cubisme mais je trouve qu’il a une patte particulière, c’est coloré et très travaillé.
En noir et blanc, une œuvre de Léon Fauret qui s’intitule “L’arrivée des voitures au Grand Palais pour le Salon de l’automobile” peint vers 1930. On peut voir aussi un tableau de Pablo Picasso dans ce coin. Plus loin, j’arrive dans une salle soigneusement décorée, très grande et équipée de glaces qui amplifie l’effet, c’est la salle de bal de l’hôtel de Wendel qui a été remontée dans le musée.
Non loin, il y a également une grosse structure qui, elle aussi, a été remontée dans le musée, c’est la boutique Fouquet. On entre par la devanture, puis on découvre de superbes mosaïques au sol à l’intérieur. Cette ancienne bijouterie a été conçue par Alphonse Mucha, un célèbre affichiste, dans le style Art Nouveau. Sa conception date de 1901 et elle se situait au 6 Rue Royale. Elle a été démontée en 1923 car jugée démodée et son propriétaire, Georges Fouquet, fit don de la plupart de ses éléments au musée en 1938. Les décors sont extrêmement soignés et recherchés. Je trouve le comptoir, avec cette sculpture de paon, tout simplement sublime.
En revenant sur mes pas pour sortir du musée, je fais un petit crochet par la 2ème salle des enseignes pour voir le célèbre “Chat Noir”. C’était un cabaret très célèbre à Paris pendant les années bohèmes. Juste avant la porte de sortie, n’oubliez pas de jeter un coup d’œil sur cette superbe enseigne de rôtisserie.
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