Travel Marmotte Travel Marmotte

Découverte de street arts et exposition sur une péniche à Paris avec Fluctuart

Bonjour bonjour les gens ! Aujourd’hui, un article écrit dans le cadre du rendez-vous inter blogueurs « En France Aussi ». Ce mois-ci, c’est Inès du site Les Millet du 62 qui pilote le tout. Le thème qu’elle a choisi est « Passion », un vaste sujet !

J’ai longuement hésité, ayant pas mal de passions, certaines étaient compliquées à illustrer ou à mettre en œuvre pour vous proposer un article maintenant, sinon c’était dans 6 mois ! :p Les habitués du blog le savent bien, j’adore les street arts, c’est une passion, dès que j’apprends qu’il y en a pas trop loin de chez moi, je me sens obligée d’y aller ! Aujourd’hui, je vous propose pas mal de street arts dans le 13ème arrondissement de Paris (mon fief) et une visite de l’exposition temporaire « Veni Vidi Vinci » à Fluctuart, un lieu d’exposition basé sur une péniche dans le 7ème, non loin d’Invalides. C’est parti ! 🙂

Publication : 1er Février 2020

Lecture : 6 minutes

Se situer

 

Pays : France

Région administrative : Ile-de-France

Département : Paris (75)

Bibliothèque

On attaque maintenant la balade parisienne, et pour cela, rien de mieux que d’aller faire un tour dans le 13ème arrondissement, au sud de la gare RER C de Bibliothèque François Mitterrand (BFM). Ce quartier est rempli de street arts, la mairie de cet arrondissement en a même fait une de ces priorités artistiques et ils ont réussi à être l’arrondissement référence de Paris en la matière. Ils invitent des street artistes de divers pays pour effectuer de très grandes fresques. J’avais déjà fait un article qui leur était consacré.

Dans un coin assez discret, j’ai trouvé ce rongeur fait par Bordalo II, un artiste portugais. Il utilise des déchets pour les transformer en animaux, je trouve la démarche très intéressante et le résultat superbe. Pour le reste, je les ai presque tous trouvé non loin de la galerie Itinerrance, vers Avenue de France. Les noms ne sont pas toujours bien visibles ou lisibles, mais c’est toujours sympa de voir des œuvres de street artistes reconnus internationalement côtoyer celles d’artistes plus discrets.

Italie/Olympiades

Les 2 premières photos (l’homme au turban et le crâne en arabesques) sont juste à côté des précédents street arts. Le crâne est même juste à côté de l’entrée de la galerie Itinerrance et cela change à chaque fois que l’exposition change. La grande fresque avec des motifs qui rappelleraient presque le cubisme dans les tons verts et oranges se trouve plus à l’ouest, le long de la ligne de tramway (T3), je suis même descendue du tram en urgence en l’ayant vu au loin ! C’est l’œuvre de Reka, un artiste australien.

J’ai ensuite changé de secteur pour aller vers Porte d’Italie, encore un peu plus à l’ouest de BFM. Sur l’avenue de la porte d’Italie, on retrouve une grande fresque de Seiner, un artiste polonais. L’angle pour pouvoir la voir en entier est assez restreint, il faut ruser. Je remonte l’avenue pour aller dans le quartier d’Olympiades sur l’avenue de Choisy, le Chinatown parisien. Vers la place de Vénitie, je tombe nez à nez avec cette fresque monumentale de Pantonio (artiste portugais) avec ce tourbillon de poissons. Elle est superbe et c’est clair que sa taille impressionne.

En remontant l’avenue, à l’intersection avec la rue du Dr Magnan, au-dessus du restaurant l’Âge d’Or, un sublime street art de C215, c’est un local, il est originaire de Vitry sur Seine dans le Val de Marne. On retrouve bon nombre de ses œuvres dans Paris et toute l’Ile de France mais bien évidemment aussi dans le reste de la France. Son fameux chat est visible par ici :

Fluctuart

Direction maintenant un tour autre secteur de Paris, le 7ème arrondissement, près des Invalides. J’ai remonté la Seine pour y trouver, après le pont des Invalides, Fluctuart. C’est un centre d’art urbain qui a ouvert au printemps 2019, situé sur une péniche de 1 000 m², répartis sur 3 niveaux. C’est ouvert toute l’année avec des nocturnes et c’est gratuit ! Cet espace accueille bien évidemment les visiteurs mais c’est également un lieu de rendez-vous et de travail pour les artistes.

Au niveau 0, on retrouve quelques œuvres et un bar, à l’étage il y a une terrasse. J’imagine qu’elle doit être bien remplie dès les beaux jours. Je descends dans la cale, c’est là que se trouve l’exposition « Veni Vidi Vinci », une rencontre entre le street art et Léonard de Vinci. Dès mon arrivée, je suis accueillie par 2 grandes œuvres qui reprennent la fameuse scène de la Cène. Malheureusement, je n’ai pas noté le nom de l’artiste de celle dans des tons foncés. Celle juste en face, très colorée, mêlant satire et codes populaires américains, est l’œuvre d’Okuda. Il est originaire d’Espagne et son style est reconnaissable au premier coup d’œil, entre couleurs chatoyantes et formes géométriques :

Zevs, un artiste français, réinterprète l’homme de Vitruve. L’omniprésence des logos abordent la question des droits d’auteur et de la propriété intellectuelle. Le monogramme « LDV » est celui de Léonard de Vinci qui inspira la marque Vuitton. L’homme de Vitruve version panneau de signalisation est de Clet, un français également. Il était d’ailleurs venu dans ma ville dans le cadre du Festival Street Art lancé en 2015 dans toute l’Essonne, vous pouvez les voir sur cet article.

La Mona Lisa pixelisée mixée à un Donald Duck a été réalisée par Ozmo, un artiste italien que je ne connaissais pas. La Mona Lisa qui n’a pas froid aux yeux est l’œuvre de Nick Walker, un anglais qui travaille beaucoup au pochoir. Je croise également le chemin d’une Mona Lisa sous l’eau. Blub, un artiste italien, représente ses personnages avec un masque de plongée, c’est sa marque de fabrique. De l’autre côté, il y a plusieurs œuvres entremêlées, certaines mixant de petits objets, d’autres reprenant le thème des études de chevaux faites par Léonard de Vinci.

Faith XLVII, une artiste originaire d’Afrique du Sud, questionne sur la domination de l’Homme sur les animaux et plus largement sur sa prédation sur les ressources de la planète. Pour finir (je ne vous montrer pas tout non plus !), un tableau, peint à l’aérosol sur du bois, réalisé par Pang, un artiste anglais. Il l’a agrémenté d’un de ses personnages, le « Miniature asshole » (je vous laisse traduire). L’exposition est maintenant terminée, j’en suis très contente. J’aime quand l’art se mélange et rend plus accessible des figures plus classiques comme Léonard de Vinci.

L’entrée étant gratuite, c’est vraiment l’occasion de se faire une exposition, plus d’excuse ! 🙂 En partant, je remarque encore un street art, cette fois-ci sur un côté de la péniche. Je reconnais ses formes géométriques typiques d’Ërell, j’avais eu l’occasion de croiser une de ces œuvres à Evry-Courcouronnes par :

A lire aussi

Carnet pratique

 

  • A voir

Galerie Itinerrance » 24 Boulevard du Général d’Armée Jean Simon – 75013 Paris » Gratuit » Site

Fluctuart » 2 Port du Gros Caillou – 75007 Paris » Gratuit » Site

J’espère que la balade vous aura plus, en espérant vous transmettre un peu le virus, qui sait ! Comme à chaque fois, j’ai adoré parcourir la ville à la recherche de street arts bien que j’avais noté à l’avance l’emplacement de certains, en balade je fais toujours un mix entre lieux trouvés à l’avance et balade au hasard. J’espère également que les liens vers des anciens articles auront étanchés votre soif de nouveaux street arts. Quels sont vos street artistes préférés ou vos œuvres préférées ? Avez-vous aimé la rencontre du street art et de Léonard de Vinci ? 🙂

Vous avez aimé cet article et souhaitez suivre les suivants :

0 0 votes
Évaluation de l'article

S’abonner
Notifier de
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

48 Commentaires
le plus récent
le plus ancien le plus populaire
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires