Dans cet article, je vous propose de découvrir Art42, un musée dédié aux street arts. Il est situé dans le 17ème arrondissement de Paris, dans les locaux d’une école assez singulière, alors en route !
Article mis à jour le 28/08/2024
Se situer
Sites utiles

1. Présentation des lieux
Art 42 est un musée dédié au street art, mais ce n’est pas un musée comme les autres, il se situe dans les locaux de l’école 42. Cette école a été fondée par Xavier Niel, le fondateur de Free, ainsi que d’autres associés, en 2013. C’est un établissement d’auto-formation, non reconnue par l’Etat, qui permet de former des développeurs dans le domaine de l’informatique. Il n’y a pas de profs, pas de cours magistraux. Les élèves se regroupent et apprennent ensemble, pour travailler sur des projets proposés par une équipe pédagogique.
D’autres écoles 42 ont ouvert depuis, on peut en retrouver à Lyon, Mulhouse, Nice ou bien encore Angoulême. Le concept s’est exporté à l’international, on retrouve aussi des établissements en Californie, en Suisse et au Portugal. L’école délivre des titres certifiés par le Ministère du Travail, ils sont labellisés Grande Ecole du Numérique.
Lors de votre visite, vous allez déambuler dans les espaces de travail des élèves. La visite est guidée et elle est animée par un élève de l’école, ce que je trouve très sympa et convivial. Pour faire des visites, il faut au préalable se rendre sur le site d’Art42, car il faut réserver un créneau horaire, il y a pas mal de demande, mais c’est totalement gratuit. L’école se trouve dans le 17ème arrondissement de Paris, non loin de la porte de Saint-Ouen. Les street arts ponctuent la visite, il y en a de tous les styles, à l’intérieur comme à l’extérieur. Dans les escaliers, on retrouve des serviettes de bain sur les rembardes, c’est une référence au livre H2G2, le guide du voyageur galactique. Une adaptation en film est sortie en 2005, si vous aimez l’humour absurde, foncez le voir. Le “42” dans le nom de l’école vient également de cette œuvre, je vous laisser découvrir le pourquoi du comment.
2. Les street arts
On commence le parcours dans le hall, notre guide nous explique tout d’abord un peu le concept de l’école puis nous raconte que des artistes de street arts ont été invités dans l’établissement pour couvrir certains murs de leurs œuvres. Tout ce que l’on peut voir ici vient de la collection personnelle de Nicolas Laugero Lasserre, le fondateur de l’ICART, l’Institut des Carrières Artistiques et également cofondateur de Fluctuart.
A l’extérieur du bâtiment, dans une cour intérieure, on retrouve leur cantine, baptisée tout simplement la cantina en référence à Star Wars (eh oui, c’est très geek ici !) et des street arts également comme cette fresque en partie sur le mur et en partie sur les escaliers de Madame.
On retrouve beaucoup de créations de MonkeyBird. C’est un duo, originaire de Bordeaux. Il y a également des street arts dans les couloirs, la progression se fait lentement, il y a tellement à voir. Vous reconnaîtrez peut-être Astro Boy, personnage de dessin animé réalisé ici par Pimax. C’est un artiste né à Montreuil (93) en 1975, il est également sculpteur.
Plus loin, on retrouve une œuvre de Vhils, un artiste portugais né en 1987. Il a réalisé cette “défragmentation” avec de l’encre et en la blanchissant. Dans les escaliers, on trouve une création de Ërell, qui a un style très reconnaissable. On retrouve toujours ces sortes de chevrons agencés de manière souvent différente, mais toujours géométrique. Certaines de ses œuvres me font même penser à la topologique de la chimie organique. Ensuite, c’est une œuvre double, car elle peut être mise dans 2 positions, la plaque centrale pivote et laisse apparaître ce que vous voyez actuellement, c’est-à-dire l’anatomie d’un rat. C’est l’artiste belge Roa qui l’a conçu, les animaux sont d’ailleurs son thème de prédilection.
En se baladant, on remarque également que les différentes sections de l’école portent des noms chargés de référence comme Metropolis ou bien Tatooine. Il y a aussi une œuvre de Stew, un artiste originaire de Meudon (92). Il est très inspiré par l’imagerie traditionnelle du samouraï, ça ne se voit pas forcément ici évidemment. Brusk est lyonnais et fait parti des DMV, un “crew”, un groupe d’artistes. Il est diplômé des Beaux-Arts de Saint-Etienne et il utilise plusieurs techniques (sculpture, design graphique, dessin …). Bref, vous verrez des street arts très différents, d’artistes plutôt connus dans le milieu tout de même.

Conclusion
Visiter un lieu dédié aux street arts n’est pas très courant. J’adore me balader dans une ville et trouver moi-même les street arts, mais je dois dire que cette expérience est très intéressante également. On en trouve une plus grande concentration, c’est idéal si l’on n’a pas le temps de dénicher des street arts et cela permet d’avoir des explications en prime. Même si je préfère que les street arts restent dans la rue, il est intéressant de pouvoir en croiser dans d’autres endroits, cela participe à les faire découvrir à d’autres types de personnes. Connaissez-vous cet endroit ? Y êtes-vous déjà allés ? Quels sont les artistes et œuvres qui vont ont tapé dans l’œil ?
A lire aussi
- Découvrir le 59 Rivoli et d’autres spots de street art à Paris
- Que visiter dans le 5ème arrondissement de Paris ?
- A la découverte de la Petite Ceinture, une ancienne ligne de chemin de fer à Paris
- Découverte de street arts et exposition sur une péniche à Paris avec Fluctuart
- Découvrir des architectures modernes et surprenantes à Paris
- Suivre l’Equipe de France de Volley en match d’entraînement
- S’émerveiller devant les illuminations du jardin des plantes à Paris
- Balade street arts dans le 13ème arrondissement de Paris
- Découvrir les arts d’Amérique Centrale et du Sud à la fondation Cartier
- Découvrir le 19ème arrondissement de Paris
une belle occasion de découvrir plusieurs artistes dans un même lieu!
Tout à fait, même si ce sont des artistes assez connus, ça permet de faire quand même quelques découvertes !
Je connaissais l’école mais pas le fait qu’on puisse visiter et qu’en plus il y avait beaucoup à voir.
Très belles toutes tes photos. Toutes les œuvres sont remarquables.
On en croise souvent en photos dans les rues sans connaitre les artistes c’est dommage.
Les signatures des artistes ne sont pas toujours très lisibles, là ça permet d’en connaître un certain nombre et une fois dans la rue, on sait tout de suite qui c’est. Sur ce site : http://www.streetart13.fr/ on peut avoir accès à pas mal de signature, c’est d’ailleurs comme ça que j’ai trouvé celui qui me manquait dans cet article !
Des œuvres tes chouettes! Un coin de Paris que je ne connais absolument pas!
Merci Anne ! Je connais moins le nord de Paris également.
Excellente idée, cet article ! j’avais entendu parler de cette école atypique, mais je ne savais pas du tout qu’on pouvais la visiter avec en prime tous ces street arts. Tu t’es éclatée, ça se sent ! Bravissimo, et bon plan si j’ai l’occasion de revenir, c’est très intéressant. Je n’ai pas compris le concept des serviettes, mais je n’ai pas lu le bouquin que tu cites. Private joke
Tes photos sont lumineuses et retranscrivent bien les street arts dans leur contexte. C’est le guide qui vous a donné les noms des artistes ?
Merci beaucoup Esther ! Ah oui, c’est clair que je me suis bien éclatée ! Si tu repasses par ici, le musée rouvre à partir du 17 Octobre et pour le moment, je n’ai vu que des mardis de possible.
Pour la serviette, c’est un objet décrit comme fort utile dans le guide du voyageur galactique ! Le mieux est encore de voir le film, je ne raconte pas très bien …
Le guide nous indiquait au fur et à mesure de la visite le nom, la petite histoire, mais en plus, à côté des œuvres, il y a de petits écriteaux !
I love street art and photography….above all white/black photos….
Congratulations for your blog!
best regards from Italy
Thank you Antonio for your coming on my blog! See you soon!