Fluctuart
Direction maintenant un tout autre secteur de Paris, le 7ème arrondissement, près des Invalides. J’ai remonté la Seine pour y trouver, après le pont des Invalides, Fluctuart. C’est un centre d’art urbain qui a ouvert au printemps 2019, situé sur une péniche de 1 000 m², répartis sur 3 niveaux. C’est ouvert toute l’année avec des nocturnes et c’est gratuit ! Cet espace accueille bien évidemment les visiteurs mais c’est également un lieu de rendez-vous et de travail pour les artistes.
Au niveau 0, on retrouve quelques œuvres et un bar, à l’étage il y a une terrasse. J’imagine qu’elle doit être bien remplie dès les beaux jours. Je descends dans la cale, c’est là que se trouve l’exposition “Veni Vidi Vinci”, une rencontre entre le street art et Léonard de Vinci. Dès mon arrivée, je suis accueillie par 2 grandes œuvres qui reprennent la fameuse scène de la Cène. Malheureusement, je n’ai pas noté le nom de l’artiste de celle dans des tons foncés. Celle juste en face, très colorée, mêlant satire et codes populaires américains, est l’œuvre d’Okuda. Il est originaire d’Espagne et son style est reconnaissable au premier coup d’œil, entre couleurs chatoyantes et formes géométriques.
Zevs, un artiste français, réinterprète l’homme de Vitruve. L’omniprésence des logos abordent la question des droits d’auteur et de la propriété intellectuelle. Le monogramme “LDV” est celui de Léonard de Vinci qui inspira la marque Vuitton. L’homme de Vitruve version panneau de signalisation est de Clet, un français également. Il était d’ailleurs venu dans ma ville dans le cadre du Festival Street Art lancé en 2015 dans toute l’Essonne, vous pouvez les voir sur cet article.
La Mona Lisa pixelisée mixée à un Donald Duck a été réalisée par Ozmo, un artiste italien que je ne connaissais pas. La Mona Lisa qui n’a pas froid aux yeux est l’œuvre de Nick Walker, un anglais qui travaille beaucoup au pochoir. Je croise également le chemin d’une Mona Lisa sous l’eau. Blub, un artiste italien, représente ses personnages avec un masque de plongée, c’est sa marque de fabrique. De l’autre côté, il y a plusieurs œuvres entremêlées, certaines mixant de petits objets, d’autres reprenant le thème des études de chevaux faites par Léonard de Vinci.
Faith XLVII, une artiste originaire d’Afrique du Sud, questionne sur la domination de l’Homme sur les animaux et plus largement sur sa prédation sur les ressources de la planète. Pour finir (je ne vous montrer pas tout non plus !), un tableau, peint à l’aérosol sur du bois, réalisé par Pang, un artiste anglais. Il l’a agrémenté d’un de ses personnages, le “Miniature asshole” (je vous laisse traduire). L’exposition est maintenant terminée, j’en suis très contente. J’aime quand l’art se mélange et rend plus accessible des figures plus classiques comme Léonard de Vinci. L’entrée étant gratuite, c’est vraiment l’occasion de se faire une exposition, plus d’excuse ! En partant, je remarque encore un street art, cette fois-ci sur un côté de la péniche. Je reconnais ses formes géométriques typiques d’Ërell, j’avais eu l’occasion de croiser une de ces œuvres à Evry-Courcouronnes par là.
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