Le Grand Marché
Pour se rendre au Grand Marché couvert (ou Nagy Vásárcsarnok en hongrois), c’est très simple puisqu’une station de métro se trouve juste à côté, “Fővám tér” sur la ligne 4 mais il y a aussi plusieurs lignes de tramway. Dans Budapest, il y a plusieurs marchés couverts, mais celui-ci est le plus grand et peut-être aussi le plus touristique. J’ai tout de même eu l’impression de croiser plus de locaux que de touristes. Le marché est sur 3 niveaux, un sous-sol, avec un magasin Aldi (il me semble), le rez-de-chaussée avec toute la partie consacrée à la nourriture et l’étage pour les souvenirs et les petits restaurants.
La construction des marchés couverts à Budapest est venue d’une nécessité sanitaire. En effet, vers 1860, il a été suggéré que l’approvisionnement en nourriture de la capitale soit amélioré. A cette époque, il y avait de gros soucis concernant le contrôle de la qualité et la conservation des aliments, la population souffrait de graves problèmes sanitaires. Vers 1892, un concours a été organisé pour désigner le futur architecte de ce Grand Marché couvert, ce fut Samu Pecz qui le remporta, puis après quelques années d’ajustements ou bien encore de changements, le Grand Marché couvert ouvrit ses portes le 15 Février 1897. Durant la Seconde Guerre mondiale, la structure fut endommagée et en 1991, le marché fut déclaré en ruine et fermé au public. En 1994, l’édifice rouvre après avoir été restauré et est maintenant un incontournable de la ville.
Le bâtiment est très souvent pris pour une gare, mais il n’en est rien, même si l’intérieur fourmille de gens. Les tuiles sont faites en porcelaine et proviennent de la célèbre manufacture Zsolnay, créée par Vilmos Zsolnay en 1853. On retrouve d’ailleurs beaucoup de bâtiments à Budapest qui ont été décorés par Zsolnay.
Le Grand Marché est très haut, et sa charpente métallique est imposante, l’ensemble est sublime. Des gens s’affairent déjà dans les allées pour leurs emplettes du jour. Près de l’entrée principale, il y a quelques stands de produits typiques pour les touristes, mais passés quelques mètres, on trouve bien les marchands plus classiques, entre fruits et légumes appétissants, paprika à tout va ou bien encore charcuteries. Les poivrons en tout genre se retrouvent partout et tout particulièrement le paprika, la star du pays. Il en existe du doux, du fort voire même du fumé. Les hongrois en mettent dans presque tous leurs plats. J’ai aussi testé le salami au paprika, c’est délicieux.
Parmi les spécialités hongroises, on retrouve le Lángos (prononcez « langoch »), un pain en forme de galette et cuit dans l’huile, qui lui donne un petit goût croustillant. On le retrouve également dans d’autres pays d’Europe centrale. Il est souvent dégusté pendant des fêtes avec plutôt du fromage, mais il se décline avec beaucoup de choses. Ici, ce sont des versions sucrées qui sont proposées.
A l’étage, je découvre une vue imprenable sur l’ensemble du marché. Il y a des souvenirs, de petits restaurants et des stands de street food. J’en ai testé un qui proposait du goulash, le plat national, fait à base de bœuf et de paprika. Il est souvent servi avec des pâtes qui ressemblent à des gnocchis, parfois cuisinés dans de l’œuf (egg noodle), un délice !
Le pont de la Liberté se trouve juste à côté, enjambant le Danube, il relie Pest à Buda. Il a été construit entre 1894 et 1896 à l’occasion des Festivités du Millénaire de 1896. Il mesure un peu plus de 330 mètres et a été ouvert en présence de l’empereur François-Joseph qui, à cette occasion, mis le dernier rivet.
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