Dans cet article, je vous propose de découvrir un sublime bâtiment historique, l’Opéra d’Etat hongrois, situé dans le 6ème arrondissement de Budapest. Toujours dans ce secteur, nous nous baladerons vers la Maison de la Terreur, une adresse lourde de sens historique, c’est un lieu de mémoire avec une ambiance particulière, alors en route ! 🙂

SE SITUER

 

Pays : Hongrie

Région administrative : Budapest

Opéra d’Etat hongrois

L’opéra national hongrois ou opéra d’Etat hongrois se trouve sur l’incontournable avenue Andrássy, au numéro 22. Vous pouvez y accéder très facilement en transport, une station nommée astucieusement « Opera » se trouve sur la ligne 1. Le long de cette avenue se trouvent beaucoup de choses à voir, elle mérite d’être parcourue. Elle commence dans le centre-ville et se termine plus au nord-est sur la place des héros.

A partir de 1873, date à laquelle les 3 villes de Buda, Pest et Óbuda furent réunies en une seule, le tourisme connut une expansion assez importante qui entraîna beaucoup de constructions. La nécessité d’une salle d’opéra s’est rapidement fait sentir pour promouvoir la culture. L’empereur François-Joseph d’Autriche-Hongrie confie à Miklós Ybl, un des architectes hongrois du 19ème siècle les plus côtés, le soin de réaliser l’ouvrage. La construction dura 9 ans et l’inauguration a eu lieu en 1884. Le bâtiment est considéré comme un chef d’œuvre de l’architecture néo-classique avec quelques éléments baroques.

Une visite guidée est nécessaire pour visiter l’opéra, 6 langues sont proposées dont le français et la visite dure environ 1 heure. Sur la façade on peut retrouver les statues de Ferenc Erkel, compositeur de l’Himnusz (hymne national hongrois), du premier directeur de l’opéra et de Franz Liszt, le célèbre compositeur hongrois.

La guide est adorable, elle prend le temps de tout expliquer, répond aux questions des gens. On traverse différentes salles, toutes avec une décoration différente. Elle nous explique que l’opéra, une fois construit, a fait une rude concurrence à l’opéra de Vienne, et cela n’était pas de très bon ton à l’époque, vu que les autrichiens avaient la primeur dans ce domaine.

Je visite les loges, dont la très prestigieuse loge royale. On n’a d’ailleurs pas le droit de s’y asseoir, pour les autres loges, pas de problème. La scène est impressionnante, elle est très profonde avec une arrière-scène qui s’étend au loin. Dans la partie centrale, là où il y a les sièges, il n’y a plus rien. Elle nous explique que tout a été démonté car il allait y avoir une cérémonie particulière dans le cadre des Championnats du Monde de natation. A l’époque, tous les plus grands décorateurs ont participé à l’embellissement de l’opéra et des techniques révolutionnaires ont été appliquées. La scène de l’opéra de Budapest a été la première au monde à avoir des mécanismes hydrauliques. L’auditorium peut habituellement accueillir 1 261 places et il a la 3ème meilleure acoustique en Europe après la Scala et l’opéra Garnier.

La visite continue, on peut observer le bar de l’opéra, très chic, ce salon n’est pas accessible à tous les types de billets. Le groupe traverse l’ancien fumoir, la guide nous explique que la moquette murale que l’on voit actuellement n’est pas celle d’origine, elle a été changée plusieurs fois, les anciennes ayant été détériorées par les fumées.

La guide explique qu’à l’époque de Franz Liszt, beaucoup d’opéras ont été traduits en hongrois. Elle nous a raconté, qu’à l’époque, presque tout le monde parlait allemand et la langue hongroise était en train de se perdre. Sous l’impulsion de plusieurs personnalités lettrées, la langue a pu « renaître », elle a en tout cas subit de grosses transformations. Cela a eu pour conséquence, entre autres, d’adapter la langue à la vie moderne, à travers la création de mots hongrois adéquats pour tout ce qui touche à la culture matérielle et spirituelle de l’époque.

Plus loin, une cheminée dont l’origine donne matière à débats. Il est dit qu’elle est l’œuvre d’un membre de la famille royale ou un noble, mais cette hypothèse n’est pas très soutenue car il n’était pas bien vu que les nobles fassent des travaux manuels.

Avant de terminer la visite, on a pu faire un petit crochet par l’auditorium. C’est l’occasion de remarquer ces aérations tout en bas, dans le fond de la salle. On en retrouve également dans le même style au Parlement.

Si vous voulez voir un autre opéra à Budapest, il y a le second opéra national, le théâtre Erkel, qui est bien plus grand et abrite également un ballet. Il se trouve dans le 8ème arrondissement non loin de la gare de Keleti.

Maison de la Terreur

Je suis allée visiter la Maison de la Terreur, non loin de mon hébergement. Elle se trouve dans le 6ème arrondissement, sur la grande avenue Andrássy, au numéro 60. Cette adresse est hautement symbolique, c’est l’ancien siège des Croix-Fléchées, les nazis hongrois, et ça a été également le siège de la police politique communiste.

Je n’ai que peu de photos de l’intérieur, elles sont interdites sur tout le parcours, sauf dans le hall d’entrée. On y retrouve cet ancien char imposant. Sur les murs, sont exposées des photos de victimes de la police politique et des Croix-Fléchées. Le musée a été construit en 2000 sous le gouvernement de Viktor Orbán. Le lieu est avant tout dédié à la mémoire des victimes, le parcours est construit de manière chronologique, on traverse diverses salles avec des musiques qui donnent une ambiance assez lourde. Même si cela peut avoir un caractère oppressant, j’ai tout de même apprécié ce travail de mémoire.

On fini la visite par les caves avec les cellules de détention. Il y a des outils de tortures présentés notamment. Il faut savoir qu’au moment de l’ouverture, le musée a suscité des controverses du fait de la mise en équivalence des régimes fascistes et communistes. C’est une visite intéressante mais pas forcément obligatoire si vous êtes pris par le temps.

Hébergement

La location se trouve au tout début de l’ancien quartier juif, un endroit très vivant, rempli de bars et de restaurants. L’appartement, trouvé sur Airbnb, est situé au 4ème étage avec ascenseur, il donne sur une très jolie cour intérieure. Chose non négligeable, il y avait une climatisation, et ce n’est pas du luxe vu le climat en été. Autant la journée on peut s’en passer, autant la nuit c’est appréciable ! 🙂

L’immeuble possède 5 étages, et la cour intérieure est superbe, elle a une petite verrière qui a du charme. Les derniers étages ont été rénovés récemment et il y avait même encore quelques appartements en travaux durant mon séjour. L’appartement est un grand studio lumineux avec une télé, je n’ai d’ailleurs pas compris les chaînes en hongrois, mais ça met de suite dans le bain.

Dans le quartier, il y a toutes les commodités, des supérettes ouvertes tard par exemple ou bien encore un super glacier. La location se trouve à 2 rues de la place Oktogon, elle a d’ailleurs vraiment une forme d’octogone vue du dessus. On peut y prendre la ligne 1 du métro, c’est la plus ancienne ligne et également la plus petite, je vous parle plus en détail des transports dans un article dédié.

A lire aussi

Carnet pratique

Gourmandises

 

  • Hisztéria Cremeria » Andrássy út 441 – 1061 Budapest » Site

 

A voir

 

  • Opéra National hongrois (Magyar Állami Operaház) » Andrássy út 22 – 1061 Budapest » 2 400 forints (environ 6,77 €) mais en rénovation depuis 2020 » Site
  • Théâtre Erkel (Erkel Színház) » János Pál pápa tér 30 – 1087 Budapest
  • La Maison de la Terreur (Terror Háza) » Andrássy út 60 – 1061 Budapest » 3 000 forints (environ 8,45 €) » Site

Le 6ème arrondissement n’est pas en reste pour les monuments et balades à travers l’histoire. L’opéra est un lieu magnifique, chaque détail a été minutieusement pensé. J’ai beaucoup aimé les divers escaliers à l’intérieur, ses petits chemins qui mènent vers l’auditorium, il a de beaux volumes et on sent l’histoire de ce lieu. La Maison de la Terreur n’est pas forcément un lieu incontournable si vous avez peu de temps dans la capitale hongroise mais il est intéressant en tant que lieu de mémoire. La scénographie et les musiques sont assez pesantes, elles participent à s’immerger encore plus dans ce qu’était le quotidien des victimes. Qu’avez-vous pensé de la balade ? Qu’aimeriez-vous faire dans ce secteur ? 🙂

Vous avez aimé cet article et souhaitez suivre les suivants :

Vous souhaitez épingler cet article sur Pinterest, c’est par ici :

Anne LANDOIS-FAVRET

Auteur de ce blog et photographe, je vous emmène à la découverte de destinations plus ou moins lointaines, en France et en Europe. Je vous partage mes coups de cœur et mes balades. J'apprécie les street arts et l'architecture. N'hésitez pas à me solliciter si vous avez des projets de voyages, de partenariat ou tout simplement me poser des questions ! :)
S’abonner
Notifier de
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

4 Commentaires
le plus récent
le plus ancien le plus populaire
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires